| BILLETS DE BLOG | Annick Vigeant: Ces enfants qu'on dit rois Ceux qui se sentent impuissants devant la rage de cette jeunesse qui déferle à grands coups de créativité, de pacifisme et de joie de vivre, mais qui refuse obstinément de se taire, n'ont qu'une explication: ce sont des enfants rois. On leur a toujours tout donné tout cuit dans le bec et ils sont incapables d'essuyer un refus. Pourtant, ils sont le pur produit d'une évolution sociale qui se révélera sans doute salutaire pour l'avenir du Québec. On a investi en eux une énergie dont aucune génération antérieure n'avait bénéficié. On les a aimés comme des fous et on le leur a montré. On les a surprotégés, leur a mis un casque de vélo sur la tête et des coussinets partout, on n'en avait qu'un ou deux, on a tout parié sur eux. | | Martin Lavallée: Comprendre le Printemps érable québécois C'est véritablement à partir des années 1960, à partir de la Révolution tranquille, que la recherche constante d'une doctrine de relèvement national aboutit chez les Canadiens français, qui devinrent des Québécois. Collectivement ils se sont emparés de l'État québécois pour s'en servir de levier et d'outil d'affirmation nationale. La conception collective qu'ils s'étaient toujours faite d'eux-mêmes, en plus de la morale catholique qui était la leur, les emmena à préconiser un type d'État providence, des mesures keynésiennes et la social-démocratie. | | Mario Asselin: La transparence de l'action et de la gouvernance Un article au Devoir a particulièrement attiré mon attention sur le sujet de la transparence de l'action et de la gouvernance. Dans « Le silence numérique du gouvernement aurait empiré la crise », Fabien Deglise analyse les impacts qu'aurait pu avoir le «silence du gouvernement de Jean Charest dans les nouveaux espaces numériques de communication» sur le conflit actuel. Il es ressort un constat d'échec. | | Christian Feuillette: Révolution tranquille, phase 2? Toujours fin analyste, Jacques Parizeau l'a constaté, et dans le cadre d'une conférence a fait un rapprochement de ce mouvement avec la Révolution tranquille des années 60, dont il a été un des artisans. «Cela, a-t-il dit, sent, à l'heure actuelle, un extraordinaire réveil d'une génération...» Par leur courage, leur générosité et leur détermination, les étudiants québécois ont déclenché un soulèvement collectif d'une rare ampleur, qui attire l'intérêt, voire l'admiration, du monde entier. | | Michel Lambert: La Rebelle Province Entre deux coups sur les casseroles, c'est tout le Québec qui prend son air! Et tout le monde avec lui. Car pour des millions maintenant, partout, de Denver à Paris en passant par le Caire ou Ramallah, ce « printemps érable » s'inscrit clairement dans un mouvement mondial, qui va des révolutions arabes aux manifestations grecques et espagnoles, ou encore au mouvement Occupy en lutte contre l'austérité. La solidarité internationale qui déferle de partout est indéniable et quoiqu'en dise Monique Gagnon-Tremblay, ce n'est pas des futilités! | | LES PLUS LUS SUR QUEBEC.HUFFINGTONPOST.CA |